L'entraîneur portugais José Mourinho, que la presse sportive place déjà chez nous à l'Inter, se décrit comme un leader émotif et naturel, qui devient plus fort sous pression, dans un entretien publié dans le quotidien économique Jornal de Negocios.
"En tant qu'entraîneur, je suis une personne très facile. C'est très facile de travailler avec moi, car tout est clair et net. Donc il suffit que les gens soient ouverts et disponibles pour me suivre", affirme celui qui, en arrivant en Angleterre en 2004, après avoir remporté la Ligue des champions avec le FC Porto, s'était autoproclamé le "Special One."
"L'histoire du "special one" est restée et ce n'est pas grave. Mais je ne suis pas spécial du tout. Je me considère comme un grand entraîneur de football, c'est tout." dit-il sans aucune arrogance.
"Je me vois comme quelqu'un qui est émotionnellement résistant et capable de s'adapter dans des situations difficiles, plutôt que quelqu'un de très intelligent", affirme l'ancien coach de Chelsea.
A l'arrêt depuis qu'il a été limogé du club anglais en début de saison, Mourinho en dit peu sur son avenir dans cet entretien. Mais il annonce tout de même que son prochain poste impliquera beaucoup de pression.
"Ce sera un challenge où tout le monde dira: “Il faut qu'il gagne". C'est ce niveau d'attente qui me nourrit et qui me fascine", explique-t-il en précisant qu'il se sent "de plus en plus fort sous pression."
Son côté provocateur intact, Mourinho avoue: "J'aime rendre heureux ceux qui m'aiment, et j'aime rendre malheureux ceux qui ne m'aiment pas."
"Je ne saurais pas expliquer objectivement ma façon de gérer les conflits, car souvent c'est moi qui les provoque" poursuit le Portugais de 45 ans.
Lorsque qu'il lui est demandé d'indiquer trois de ses forces et trois de ses faiblesses, José Mourinho reste fidèle à sa tactique et répond: "Je n'ai que des forces. Et quand j'ai une faiblesse, j'essaie de la cacher."